COVID-19 – Retraits/ rappels étrange baisse en avril…

Le nombre de retraits/ rappels depuis le confinement a fortement diminué :

  • février 2020 : 270 notifications du RASFF
  • mars 2020 : 283 notifications du RASFF
  • avril 2020 : 168 notifications du RASFF

Des explications…

Faut-il y voir un impact des modifications des achats des consommateurs et la diminution de la consommation de certains types d’aliments transformés et prêt à manger ?

Faut-il y voir une moindre attention de la part des industriels du fait de la présence réduite en usine des équipes qualité qui peuvent être en télétravail ?

Faut-il y voir une volonté des autorités d’éviter d’ajouter une crise à la crise ?

Étrange en tout cas ?

COVID-19 : Dois-je mettre à jour le DU de mon entreprise ?

Le DU (Document Unique) de votre entreprise doit être mis à jour au moins une fois par an ou dès qu’un changement ou un accident se produit.

L’actualisation du document unique d’évaluation des risques (DUER) est nécessaire du fait de l’épidémie actuelle liée au virus COVID-19. Elle permet de prévoir les mesures de prévention et de protection adéquates dont, par exemple, la mise en sécurité des installations en mode dégradé si nécessaire.

L’actualisation de l’évaluation des risques visera particulièrement à identifier les situations de travail pour lesquelles les conditions de transmission du coronavirus COVID-19 peuvent se trouver réunies.

L’employeur veillera à une permanente adaptation pour tenir compte des évolutions. Les résultats de l’évaluation doivent être retranscrits dans le document unique d’évaluation des risques. Il sera actualisé pour tenir compte des évolutions.

Les mesures de prévention issue de l’actualisation du DUER seront communiquées aux salariés pour une mise en application.

N’hésitez à nous demander conseil, nous pouvons vous aider notamment via le module DUER de la suite logicielle DIGITALIAA.

Digitaliaa (c)
Digitaliaa (c)

Télétravail

Dans le cadre de l’urgence sanitaire liée au COVID-19, de nombreux salariés ont été mis en télétravail. Lorsque le salarié et l’employeur conviennent de recourir au télétravail, ils doivent formaliser leur accord. Il est donc nécessaire qu’un écrit précisant les modalités pratiques du télétravail soit rédigé. En fonction de la taille de l’entreprise cela doit avoir lieu après consultation du CSE.

  • L’employeur devra trouver des modalités de contrôle du temps de travail adaptées : système d’auto-déclaration, système de surveillance informatisé (par exemple : temps de connexion sur l’ordinateur).
  •  Les plages horaires pendant lesquelles le salarié peut être habituellement contacté doivent être également fixées.
  •  Avant de mettre le télétravail en place, l’employeur doit s’assurer de la conformité des installations électriques et des lieux de travail et fournir les équipements nécessaires au télétravail.
  •  Les équipements nécessaires au télétravail peuvent être des équipements appartenant au salarié ou des équipements fournis par l’employeur. Dans ce dernier cas, la liste de ces équipements devra être précisée par écrit. Si, exceptionnellement, le télétravailleur utilise son propre équipement, l’employeur en assure l’adaptation et l’entretien. L’employeur fournit un service approprié d’appui technique au télétravailleur.
  •  C’est l’employeur qui supporte tous les coûts liés à la mise en place du télétravail : aménagement de l’espace de travail et sa mise en conformité, factures d’électricité, abonnements (téléphonie ou internet), matériel, logiciels, entretien…
  • Lorsque certains équipements personnels du salarié (ordinateur, téléphone, connexion internet et imprimante) sont utilisés en télétravail, l’employeur devra rembourser le surcoût lié au télétravail au salarié.

Ne pas oublier que l’accident survenu sur le lieu où le télétravail est exercé pendant l’exercice de l’activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident de travail au sens de l’article L. 411-1 du code de la Sécurité sociale.

Pixabay

Aptitude au contact des papiers – contamination par du 3-MCPD

La substance chimique 3-monochloropropane diol (3-MCPD) et les substances apparentées appelées esters de 3-MCPD sont des contaminants. L’EFSA a conclu que ces substances constituaient une source de préoccupation pour la santé publique parce qu’elles étaient génotoxiques et cancérogènes, c’est-à-dire qu’elles peuvent endommager l’ADN et provoquer le cancer.

Ce nouveau rappel démontre qu’une fois encore les règles d’aptitude au contact pour les papiers ne sont pas bien maîtrisées.

Formez-vous sur ce sujet grâce à nos classes virtuelles et nos modules d’autoformation en e-learning.

Pour en savoir plus, cliquer-ici.

COVID-19 : Des chercheurs modélisent l’impact probable des mesures de santé publique – pas très rassurant !

Le 17 mars 2020

Coronavirus concept

Des chercheurs ont analysé l’impact probable de multiples mesures de santé publique sur le ralentissement et la suppression de la propagation du coronavirus.

En l’absence actuelle de vaccins et de traitements médicamenteux efficaces, il existe plusieurs mesures de santé publique que les pays peuvent prendre pour aider à ralentir la propagation du COVID-19. L’équipe s’est concentrée sur l’impact de cinq de ces mesures, seules et combinées :

  • Isolement à domicile des cas , c’est-à-dire que les personnes présentant des symptômes de la maladie (toux et/ou fièvre) restent à la maison pendant 7 jours après l’apparition des symptômes.
  • Quarantaine à domicile – par laquelle tous les membres du ménage de ceux qui ont des symptômes de la maladie restent à la maison pendant 14 jours après l’apparition des symptômes.
  • La distanciation sociale , une vaste politique qui vise à réduire les contacts globaux que les gens font en dehors du ménage, de l’école ou du lieu de travail.
  • Distanciation sociale des personnes de plus de 70 ans, comme pour la distanciation sociale, mais seulement pour les personnes de plus de 70 ans qui sont les plus à risque de maladie grave.
  • Fermeture des écoles et des universités.

En modélisant les données disponibles, l’équipe a constaté que, selon l’intensité des interventions, les combinaisons se traduiraient par l’un des deux scénarios suivants :

Dans le premier scénario, ils montrent que les interventions pourraient ralentir la propagation de l’infection, mais n’interrompraient pas complètement sa propagation. Ils ont constaté que cela réduirait la demande sur le système de soins de santé tout en protégeant les personnes les plus à risque de maladie grave. On prévoit que ces épidémies culmineraient sur une période de trois à quatre mois au printemps et en été.

Dans le deuxième scénario, des interventions plus intensives pourraient interrompre la transmission et réduire le nombre de cas à de faibles niveaux. Cependant, une fois que ces interventions sont assouplies, on prévoit que le nombre de cas augmentera. Cela donne lieu à des nombres de cas plus faibles, mais le risque d’une épidémie ultérieure dans les mois d’hiver à moins que les interventions ne puissent être soutenues.

Le rapport précise que pour le premier scénario (ralentissement de la propagation), la politique optimale combinerait l’isolement à domicile des cas, la quarantaine à domicile et la distanciation sociale des personnes de plus de 70 ans. Cela pourrait réduire la demande maximale de soins de santé de deux tiers et réduire de moitié le nombre de décès. Cependant, l’épidémie qui en résulterait entraînerait encore probablement environ 250 000 décès et serait donc submergée le système de santé (notamment les unités de soins intensifs).

Dans le deuxième scénario (supprimer l’épidémie), les chercheurs montrent que cela nécessitera probablement une combinaison de distanciation sociale de l’ensemble de la population, l’isolement à domicile des cas et la quarantaine des ménages des membres de leur famille (et la fermeture possible de l’école et de l’université). Les chercheurs expliquent qu’en surveillant de près les tendances de la maladie, il peut être possible que ces mesures soient assouplies temporairement au fur et à mesure que les choses progressent, mais qu’elles devront être rapidement réintroduites si/ quand le nombre de cas augmente. Ils ajoutent que la situation en Chine et en Corée du Sud dans les semaines à venir aidera à éclairer davantage cette stratégie.